marie delarbre éditions

 

 


normal.

ISBN : 978-2-913351-18-9
ISSN collection : 0753-3454
9/13 cm
64 pages / 9 €

NOUVEAUTE : vient de paraître !

Collection "Les carnets du noctambule"

Normal.
Christophe Marchand-Kiss

Normal. C’est le récit d’une traversée douloureuse au cœur de l’univers d'un hôpital psychiatrique, vécue par un écrivain qui tente de retracer par vagues successives, les soubresauts et les méandres d’une conscience aux prises avec l’absurdité du système. A lire absolument à voix haute...

Bio-bibliographie de l'auteur

Christophe Marchand-Kiss est poète et traducteur (de l’anglais : Herman Melville, Edgar Poe, Gertrude Stein, John Cage, Yoko Ono, James Kelman, Laird Hunt, Rashid Khalidi… ; de l’allemand : Wiener Gruppe, Ernst Jandl, Paul Scheerbart).
Livres parus : Joël Ducorroy - L’immatriculée conception (éditions Polaris, 1991), L’Anthropologue, récits (éditions Comp’Act, 1995), Regard fatigué, poèmes (éditions Aleph, 1998), Traduire en poésie (collectif, éditions Farrago, 2002), Haus / raus-aus (avec Natacha Nisic, La Lettre volée, Bruxelles, 2003), Ferré, la musique avant tout (Textuel, 2003), Zwei Mal “Innerlich“ Ein Vergleich, in Ich bin nicht Innerlich, Annäherungen an Gottfried Benn, (Klett-Cotta Verlag, Stuttgart, 2003) Poésie ? Détours (collectif, Textuel, 2004), Text and Line in Figurated Poems and Calligrams (Spatula, édited by Gordon Shrigley, Marmalade, London, 2004), alter ego (Textuel, 2005), Gainsbourg, le génie sinon rien (Textuel, 2005), Passé, retours, récit (Inventaire-Invention, site internet, 2006), aléas (Le bleu du ciel, 2007), Moins quelque chosE (Idp éditeur, 2007), Situation sans évolution semblable (Publie.net, 2009).
Il a été directeur de la collection L’œil du poète aux éditions Textuel de 1999 à 2006 qui a publié une trentaine d’auteurs parmi lesquels Bashô, Shelley, Michel-Ange, Herman Melville, Gertrude Stein, E.E. Cummings, Fernando Pessoa, Paul van Ostaijen, Pier Paolo Pasolini, John Cage, Volker Braun, Durs Grünbein, Yoko Ono, Philippe Beck, Nichita Stanescu, Dominique Grandmont, Patrick Beurard-Valdoye….
Il a créé avec Anne Kawala le duo s(ChMAK)s en 2009, et travaille, également en duo, avec Heike Fiedler.
En tant que critique d’art, il est l’auteur de nombreux textes sur l’art contemporain dans des catalogues et des revues (Photographies Magazine, Beaux-Arts Magazine, Télérama, Les Lettres françaises, Action poétique etc.) et a notamment travaillé sur Thierry Kuntzel, Natacha Nisic, Hervé Vachez, Colette Raynaud etc.
Enfin, il est également l’auteur de livrets pour les compositeurs Chiyoko Szlavnics et Jean-Luc Hervé.

 


tout est politique, sauf le reste

ISBN : 978-2-913351-17-2
9/13 cm /illustrations en couleurs / 292 pages / 9 €

 

Collection "Les carnets du noctambule"

Tout est politique, sauf le reste
Arts plastiques, chroniques drômoises
Yvain Bornibus

Trente ans dans la Drôme, trois décennies d’engagement bénévole et professionnel du côté des artistes. Rencontres et anecdotes servent de prétextes pour exposer des humeurs, des réflexions, des questions sur le rôle spécifique des arts plastiques. Comment l’œuvre qui naît dans le secret de l’atelier parvient-elle à trouver sa place dans la société ? Partiels et partiaux, des croquis, entre la caricature et l’étude documentaire, illustrent quelques mécanismes d’assimilation de l’œuvre par le corps social. Autant d’éléments pour réfléchir à une politique culturelle en faveur des arts plastiques.
De l’animation culturelle au documentaire ethnologique pour l’INA, en passant par la création graphique et la publicité, de l’ouverture d’une galerie à la direction d’une Fondation accueillant des artistes en résidence, commissaire indépendant ou conseiller pour la politique culturelle de collectivités locales, un parcours qui reflète une préoccupation constante : quelle place pour l’art ?

Bibliographie de l'auteur

La Vie des formes, 15 ans d’aventure artistique. Éd. L’exemplaire, 2002. Jacques Bornibus Eugène Leroy, une complicité : la peinture. Éd. Musée de Tourcoing, 2004. Michel Steiner, au vif du sujet. Éd. Centre Culturel Jacques Brel. Thionville, 2006. La Vie des formes, quelques considérations sur l’art. Éd. L’exemplaire, 2008. Orées, Jean-Patrice Rozand. Éd. Musée Hébert Grenoble. 2010.

 


le politique à l'écran

ISBN : 978-2-913351-15-8
13/18 cm / 288 pages / 27€

Collection Antigone

LE POLITIQUE A L'ECRAN
Esthétique et imagerie du pouvoir

Pascal Bouvier
Docteur en philosophie politique à l'Université de Savoie
Extrait

Ce texte s’inscrit dans une démarche qui prend source dans l’histoire de la philosophie. En travaillant sur la Renaissance et sur le pouvoir de cette époque, à travers l’œuvre de Machiavel, la question de l’image se révélait d’une importance capitale pour saisir la nature du politique. Indéniablement tout pouvoir tend à s’autofonder, à se légitimer d’une façon ou d’une autre. Mais pour ce faire, il lui faut jouer sur le paraître. Machiavel, en son temps, avait saisi cette vérité. Le prince n’est rien sans un art consommé des apparences. Le Florentin se situait à la fin d’un monde. Une puissance bâtie sur la mentalité théocratique finissait lentement sa course pour laisser vide un pouvoir qui ne s’incarnait pas encore dans la souveraineté de l’État. Les cités italiennes inventaient la démocratie locale et comprenaient l’importance de leur gonfalonier ou de leur doge. Certes, ces républiques ne sont pas nos démocraties modernes, mais, en elles, se crée une civilité qui aura une postérité. Dans cette époque riche et intense, la question du paraître est essentielle : les femmes de Florence, par exemple, voient leurs vêtements codifiés par la loi car la vertu doit s’incarner dans un costume décent.
La question politique se joue dans ce genre de détails ; les grands thèmes ne sont pas ce qui mobilise les sociétés : celles-ci se déchirent toujours sur le superflu car il est par nature symbolique. L’adage populaire qui affirme que le diable réside dans les détails contient sa part de vérité. Savoir se mettre en valeur ou en scène suppose un sens aigu du caractère formel de l’existence. La politique, dans certains de ses aspects, s’apparente, ainsi, à une forme d’art. En travaillant sur l’image comme construction psychologique visant à produire des effets sur les sujets, la nécessité d’une enquête esthétique sur la question s’imposait à notre réflexion. L’artiste, au service des puissants, montre aux uns et aux autres la force du pouvoir. Toute politique a besoin de s’incarner dans la matière. Elle se projette singulièrement pour marquer sa place et son espace. Le pouvoir se spatialise, il occupe une scène, il ne peut être une pure intériorité. On comprendra, en partant de cette définition sommaire de la politique, qu’elle croise, assez facilement, le terme « écran ».
Le vocable a plusieurs sens : un écran est d’abord la surface d’un objet destiné à protéger quelque chose ou quelqu’un. Il est, dans ce sens, ce qui masque ou ce qui voile pour empêcher une intrusion. Paradoxalement, il s’avère être, aussi, une surface qui permet la projection d’images, au sens large du terme. Il cache et il rend possible une transparence. Au-delà de cette définition générale le concept d’écran pose problème. Doit-on inclure en lui des éléments matériels aussi différents que le tableau ou l’affiche ? Doit-on le réduire aux simples formes contemporaines comme l’écran de cinéma ou de télévision ? Nous avons fait un choix relativement large : sera considéré comme écran tout ce qui matériellement est un support de projection et d’expression. Ainsi, l’usage des parois, des murs peut-il se classer dans la catégorie générale de l’écran. La construction d’une typologie ne va pas de soi. Elle est parfois trop large, parfois trop réduite. Il convient donc de la considérer comme simplement opératoire sans vouloir la transformer en substance. Dans toute réflexion sur les techniques, une dialectique subtile entre l’invention de l’objet et la conscience qui lui correspond se fait jour. Utiliser telle ou telle forme d’écran se révèle rarement neutre : intelligence et conscience humaines s’en trouvent radicalement changées. La pensée de Marx a développé le thème d’un lien indissoluble entre la conscience et le travail, entre la pensée et la technique. Les recherches en histoire des techniques et en Épistémologie insistent sur le caractère fondateur de certaines découvertes qui, en apparence, sont anodines. L’écran télévisuel, lors de son invention, ne retient guère l’attention : comparé à l’écran cinématographique il n’amène rien de nouveau pour les esprits superficiels. Il devient très vite un mode d’existence pour une conscience moderne fascinée par ses contenus. Face aux écrans se développent, naissent et parfois meurent, des formes particulières de conscience. ...

Pascal Bouvier

 

musikâa

ISBN : 978-2-913351-16-5
9/13 cm / 48 pages / 2€

 

Collection "Les carnets du noctambule"

musikâa
Jean-Paul Gavard-Perret

L’art c’est un peu d’eau vive pour ne pas détruire l’amour, un peu de fluide contre les larmes. C’est donc une averse mais aussi un feu au flux organique. Musikâa en reste le nom vibrant et sensuel.

Extraits

Je remonte ton enfance-fable par ta fontaine. Ma ceinture de sable suit tes pistes mouvantes. Tout disparaît. Pensées d’en face, indices d’hier, pouls de nébuleuse, aiguille de montre. Je dois chercher ton scorpion en enlevant comme des pierres tes vêtements de mère enfant. Tu redeviens femme aux creux des veines. Je vois tes herbes et tes fougères. Tu es l’autre moitié. Tu disposes des paysages pour recréer le monde par le monte-charge de ton cœur. Tu grimpes vers les nuages que tu fends d’une main de corail. Tu portes en toi l’amande de feu et les melons que tu partages. Tes doigts montrent la lisière de ton rêve. Je cherche ta nudité fluviale pour joindre la roue à l’algue. Tes amours sont des rocs, ton temps : une brise. J’écarte les lettres de l’arche où tu dors.

... / ...

J’imagine tes senteurs. Tout ce que tu me fais, tout ce que je te fais. Une tendresse nous brûle. Le jour s’avance. Tu es celle qui pousse vers l’horizon aux confins de nous-mêmes. Malgré toi, malgré moi. Je connais ton regard comme d’autres la rage. D’une vie striée de pluie dans l’angoisse du soir sort cette sorte de joie. Je veille sur ton désir. Je sais son étendue. Ton image submerge lentement les déserts. Tu en repousses l’ombre jusqu’à l’extinction et l’épuisement. Il faut en accepter l’énigme. Entre le silence et demain, une de mes mains te caresse, l’autre te retient. Ma langue défaite retourne ta glaise et te fait glisser vers la dérive. Plus tard je te regarderai dormir. Avant de le refaire encore.
Tant de fois sans se voir nous l’avions déjà fait.

... / ...

Mots presque sans mots, pensées presque défaites, marche lacunaire. Une gaze sonore pulvérise ce qu’on connaît pour porter les limites du silence un peu plus loin. être en toi. C’est bien, c’est là, c’est le mystère. Un mystère qu’il faut laisser tel quel, là où les phrases s’interrompent brutalement, mais
où le langage ne reste jamais inachevé. Au bord du plaisir, au bord du gouffre il y a cet appel. D’une voix venue de partout et de nulle part. Que la mer s’agite enfin. Parce que c’est le soir. être prêt à crier d’une voix d’enfant qui ne sait pas encore mentir.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

 

 

la part de l'ombre

ISBN : 978-2-913351-14-1
13/18 cm / 164 pages / 21€


Collection Voyages littéraires

LA PART DE L’OMBRE
Marc Alpozzo

Présentation

L’objet de ce recueil d’articles est d’arpenter, à l’intersection de la littérature et de la philosophie, le combat intime mené par quelques écrivains et quelques artistes afin de nous apprendre à voir et à apprivoiser notre nuit. L’unité de la démarche tient dès lors au fait qu’une frontière peut en cacher une autre. Aussi, est-ce dans leur destin commun que j’ai cru pouvoir imaginer un livre autour d’écrivains ou d’artistes dialoguant, sollicitant la pensée à leur manière, posant les rares questions qui font le sel d’une époque. Ce livre raconte l’histoire de ces histoires, et repose sur un triple pari : transposer dans les mots l’objet que s’est donné le créateur en élaborant son œuvre. Exprimer les contradictions, les inhibitions qui affectent les artistes, puis les violences, les crises qui ravagent la société et imposent, à celui qui voudrait changer les choses, la tâche ingrate d’exprimer le réel. Enfin, percevoir en quoi l’art ou la littérature, par ses œuvres, semble être le dehors d’un acte qui s’accomplit dans la vie. A la manière de Pénélope tissant et détissant son ouvrage, je me suis laissé emporter dans cette aventure par quelques philosophes, certains romanciers, un peintre ou encore trois cinéastes. Ici, Le Clézio, Artaud, Kundera, Chamoiseau, Sarraute, Duras, Bukowski, Céline, Sartre, Nietzsche, Pasolini, Zulawski, Cronenberg, Giger ont guidé mon regard, dans ces chroniques tour à tour vagabondes, enthousiastes, polémiques. A la manière d’un plaidoyer, j’ai tenté de comprendre et de montrer comment ces artistes appréhendaient le monde, comment il leur fallut un immense courage pour ainsi affronter la vie et nous préparer dans leur profonde solitude, dans la fièvre de leur créativité à une autre possibilité de devenir commun…

Marc Alpozzo

 

aleph éditions
marie delarbre éditions l directrice éditoriale : muriel seauve l le gour du loup l 26120 malissard l drôme l france

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